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Les cancers du Poumon

Qu’est-ce que c’est ?

Le cancer du poumon ou cancer bronchique touche chaque année plus de 40 000 personnes en France (d’après les données de l’INCa de 2018). Ce cancer apparaît suite à la transformation d’une cellule normale en cellule cancéreuse au niveau des bronches. Il s’agit du 3ème cancer le plus fréquent chez la femme avec 15 132 nouveaux cas (après le cancer du sein et le cancer colorectal) et le 2ème le plus fréquent chez l’homme avec 31 231 nouveaux cas (après le cancer de la prostate).

Il est considéré comme la 2ème cause de décès par cancer chez la femme derrière le cancer du sein. C’est également la 1ère cause de décès par cancer chez l’homme. L’âge médian du diagnostic d’un cancer du poumon chez l’homme est de 67 ans et 65 ans chez la femme.

Témoignages patients

Nadia, 50 ans, partage son parcours sur son cancer du poumon allant de la découverte à ses traitements. 

Découvrez son témoignage et ses conseils dans ce combat contre le cancer. 

Jean-François, 75 ans, agriculteur retraité, nous raconte son combat contre le cancer du poumon, qu’il a découvert juste avant la pandémie.

Patient Testimonial

Jean-François, 75 years old, retired farmer, tells us about his fight against lung cancer, which he discovered just before the pandemic. 

Nadia, 50 years old, shares her story about her lung cancer, from its discovery to its treatment.

Discover her testimony and her advice in this fight against cancer.

Les types de cancer

Deux types de cancers bronchiques existent et sont différents tant sur leur aspect
que leur prise en charge :

Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC)

correspond à 85% de l’ensemble des cancers du poumon. Dans cette catégorie, les 3 sous-types les plus fréquents sont :
– L’adénocarcinome
– Le carcinome épidermoïde
– Le carcinome à grandes cellules

Le cancer bronchique à petites cellules (CBPC)

concerne 15% à 20% des patients atteints de cancers du poumon.

Une prise en charge rapide

Le cancer du poumon peut évoluer rapidement. On recommande donc de ne pas attendre plus de 6 semaines entre la première consultation et le début du traitement.

Un large panel de traitements disponibles

On a effectué de nombreux progrès au cours des dernières années et il existe maintenant de nombreux traitements disponibles.

Ces nombreux traitements comprennent tout d’abord des traitements locaux (chirurgie, radiothérapie, radiofréquence, cryothérapie), ainsi que des traitements médicamenteux (chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, dont certaines se prennent en comprimé).

Enfin, les médecins combinent des traitements de différentes façons selon le type, stade et localisation du cancer. 

Une individualisation de la stratégie thérapeutique au sous-type exact de cancer du poumon

Pour les cancers métastatiques surtout, la stratégie thérapeutique est adaptée au sous-type exact de cancer. Ce sous-type est déterminé sur la biopsie par l’examen histologique. La biologie moléculaire est également pratiquée afin d’étudier l’ADN des cellules cancéreuses pour en établir la carte d’identité exacte. 

Ainsi, si une mutation est découverte sur l’ADN, Le meilleur traitement sera une thérapie ciblée orale ; si la protéine PD-L1 est présente sur une majorité de cellules cancéreuses, le meilleur traitement sera une immunothérapie seule ; si la protéine PD-L1 est rare, le meilleur traitement sera une association de chimiothérapie et d’immunothérapie. L’état général et nutritionnel du patient, ainsi que ses autres problèmes de santé individualisent le traitement. On parle de traitement « à la carte », qui permet de proposer au patient le meilleur traitement pour sa maladie mais aussi pour lui.

Des soins de support précoces

On a prouvé que dans les stades métastatiques (stade IV), la mise en place précoce des soins de support permettait une amélioration de la qualité, mais aussi de l’espérance de vie. Les soins de support consistent en un traitement adapté des symptômes du patient. Cela représente également une prise en charge du patient dans sa globalité. Enfin, cela peut comprendre une prise en charge psychologique et sociale si besoin. Il peut arriver que le patient rencontre une équipe spécialisée dans ce soin de support.

Il reste encore beaucoup de progrès à faire notamment en termes de stratégies de prise en charge. Ces progrès peuvent s’effectuer au stade précoce ou avancé. C’est donc pour cela que les médecins doivent privilégier l’inclusion dans les essais de recherche clinique.

La radiothérapie est un traitement du cancer utilisant les propriétés des radiations ionisantes contre les cellules tumorales. Ces radiations induisent des lésions au niveau de l’ADN. Les rayons ne peuvent pas totalement épargner les cellules saines, mais ces cellules ont la capacité de réparer leur ADN par la suite, contrairement aux cellules tumorales qui sont plus vulnérables. L’effet de la radiothérapie est local (là où les rayons sont dirigés uniquement), comme la chirurgie, et peut être synergique avec celui d’autres traitements, notamment la chimiothérapie. 

Les symptômes

Les symptômes les plus fréquents d’un cancer du poumon combinent à la fois des problèmes respiratoires et une altération inexpliquée de l’état général du patient.
Ils peuvent être :

Toux persistante

Essoufflement

Enrouement ou abaissement de la voix

Fatigue inhabituelle et persistante

Présence de sang dans les crachats

Perte d’appétit

Fièvre

Perte de poids inexpliquée

Infection des voies respiratoires

Douleurs importantes aiguës ou chroniques inexpliquées

Le diagnostic

Différents examens peuvent diagnostiquer un cancer du poumon et les caractéristiques du cancer aident les médecins à faire un choix sur la nature des examens à pratiquer :

Sa localisation
– Son type histologique (le type de cellules impliquées)
– Son stade (degré d’extension)

Afin d’avoir un diagnostic complet et de connaître l’ensemble des caractéristiques de ce cancer, l’équipe médicale réalisera différents examens :

Un bilan d’extension par imagerie avec une radiographie, un scanner du thorax, un scanner ou une IRM du cerveau et un TEP-Scan

Un diagnostic histologique : suite à une biopsie, l’anatomopathologiste va analyser les tissus pour définir le type, le sous-type histologique du cancer et mettre en évidence la présence de marqueurs biologiques, facteurs pronostics de la réponse au traitement (PDL1..). Cette biopsie pourra être faite par fibroscopie, par ponction sous scanner ou par des techniques chirurgicales. 

Une analyse moléculaire pour rechercher des potentielles mutations sur l’ADN des cellules cancéreuses pouvant guider le traitement.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque pour le cancer du poumon sont multiples et différents.

Le premier facteur de risque est le tabac, considéré comme le 1er facteur impliqué dans le développement d’un cancer du poumon et responsable de 8 cancers du poumon sur 10.

Les facteurs environnementaux ou professionnels ont un impact sur le développement des cancers bronchiques. Il s’agit de l’amiante, des gaz d’échappement des moteurs diesel, des hydrocarbures, etc. 

Il n’existe pas de risque de transmission héréditaire d’un cancer du poumon.

Les traitements

Le tabac étant responsable de 8 cancers du poumon sur 10, la première partie du traitement consistera en son arrêt définitif.

Ensuite, l’oncologue choisira les traitements en fonction de plusieurs critères :

  • Le type de cancer : Cancer Bronchique Non à Petites Cellules (CBNPC) ou Cancer Bronchique à Petites Cellules (CBPC)
  • Le stade de la maladie : Stade I, Stade II, Stade III, Stade IV
  • Le caractère opérable ou non du patient
  • Le caractère résécable (c’est-à-dire qui peut être enlevé grâce à de la chirurgie) ou non de la tumeur
  • Les altérations moléculaires particulières : ALK, EGFR, ROS1
  • L’état général du patient et ses autres problèmes de santé

Les stratégies thérapeutiques des cancers bronchiques « non à petites cellules » peuvent comporter une chirurgie, une chimiothérapie, une radiothérapie, une thérapie moléculaire ciblée (en cas d’altération moléculaire particulière), une immunothérapie.

Concernant le cancer bronchique à petites cellules et son caractère à forte dissémination, on réalise peu de chirurgies.  Les choix thérapeutiques prennent également en compte le caractère irradiable de la tumeur et comportent la chimiothérapie, la radiothérapie et l’immunothérapie.

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