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Activité physique adaptée

L'environnement du patient

Activité physique adaptée

La sédentarité est un facteur de risque reconnu de cancer, potentiellement impliquée dans 3000 cas par an en France. À l’inverse, une activité physique régulière a démontré un bénéfice sur le risque de survenue de cancer (notamment sein, côlon, endomètre) mais aussi de récidive d’un cancer déjà traité.

L’activité physique diminue également le risque de développer d’autres maladies chroniques (comme les maladies cardiovasculaires) et permet également de réduire la masse graisseuse ainsi que l’apparition d’un diabète de type 2.  Il est donc primordial de conserver une activité physique régulière et adaptée, à tous les stades de la maladie.

Elle permet une amélioration symptomatique de la fatigue chez 30 à 40 % des patients, une stimulation de l’appétit, une limitation des effets secondaires entraînés par le traitement ainsi que leur apparition, une amélioration de la qualité de vie, de l’état psychologique et émotionnel et de lobservance aux traitements.

Les bienfaits du sport sur le traitement

Qu'est-ce que l'Activité Physique Adaptée ?

L’APA est l’activité physique adaptée, adaptée aux besoins des patients qui ne peuvent pas pratiquer une activité dans des conditions ordinaires comme l’indique le décret du 30 Décembre 2016 : « pratique dans un contexte d’activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, basée sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires. La dispensation d’une activité physique adaptée a pour but de permettre à une personne d’adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l’affection de longue durée dont elle est atteinte. Les techniques mobilisées relèvent d’activités physiques et sportives et se distinguent des actes de rééducation qui sont réservés aux professionnels de santé, dans le respect de leurs compétences. »

Dans ce cadre c’est l’activité qui s’adapte au patient selon un programme personnalisé et non l’inverse.

Quelles formalités prévoir ?

Comme pour la pratique de toute activité sportive, un certificat médical de non contre-indication est nécessaire pour la pratique de l’APA. Depuis 2016, l’activité physique adaptée est accessible sur prescription médicale comprenant les objectifs de prise en charge. Elle doit se pratiquer auprès de professionnels diplômés dont la liste est accessible par région sur les sites des ARS (Agence Régionale de Santé). Cette prescription n’implique par contre pas forcément un remboursement à 100% des frais engagés (hauteur actuelle du financement : 180€ par an par patient). Enfin, un suivi régulier de l’état physique du patient doit être effectué par un médecin.

Comment se déroule la consultation de prescription d’une APA ?

Au cours de la consultation de prescription d’une APA, le médecin pratique une évaluation de l’état physique et des motivations du patient.
Le médecin prend donc en compte l’état fonctionnel et nutritionnel, les capacités musculaires, et les activités physiques actuelles pratiquées par le patient.
Il évoque également les motivations du patient ainsi que ses contraintes financières et temporelles. 

Comment se déroule une séance d'APA ?

Le niveau minimal recommandé est de 30 minutes d’activité dynamique par jour. Il peut s’agir d’une véritable activité sportive mais aussi de gestes quotidiens comme par exemple prendre les escaliers, faire une marche rapide, les tâches ménagères ou toute autre activité d’intensité modérée.

L’activité physique adaptée se pratique, si cela est possible, avec un éducateur médico-sportif spécialisé en APA ou bien un masseur kinésithérapeute, et peut se pratiquer seul ou en groupe. 

Les activités proposées durant une séance peuvent être des exercices réalisés avec des élastiques, des ballons, des haltères, ou bien des activités sportives adaptées comme le canoë, l’escrime ou le karaté par exemple. 

Si vous pratiquiez déjà une activité sportive, il est tout à fait possible de la maintenir pendant le traitement. Exception faite tout de même de certains sports « à risque » comme le ski, l’équitation, la plongée ou le parachutisme dont la pratique devra être discutée avec votre oncologue en fonction de votre pathologie et du traitement que vous recevez.

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