Votre cancer

Vivre avec la maladie

L'environnement du patient

Activité physique

La sédentarité est un facteur de risque reconnu de cancer, potentiellement impliquée dans 3000 cas par an en France. À l’inverse, une activité physique régulière a démontré un bénéfice sur le risque de survenue de cancer(notamment sein, côlon, endomètre) mais aussi de récidive d’un cancer déjà traité.

L’activité physique diminue également le risque de développer d’autres maladies chroniques. Il est donc primordial de conserver une activité physique régulière et adaptée, à tous les stades de la maladie.

Elle permet une amélioration symptomatique de la fatigue, une amélioration de la qualité de vie, de l’état psychologique et émotionnel et de lobservance aux traitements.

Les bienfaits du sport sur le traitement

Quel type d'activité réaliser ?

Le niveau minimal recommandé est de 30 minutes d’activité dynamique par jour. Il peut s’agir d’une véritable activité sportive mais aussi de gestes quotidiens comme par exemple prendre les escaliers, faire une marche rapide, les tâches ménagères ou toute autre activité d’intensité modérée.

Si vous pratiquiez déjà une activité sportive, il est tout à fait possible de la maintenir pendant le traitement. Exception faite tout de même de certains sports « à risque » comme le ski, l’équitation, la plongée ou le parachutisme dont la pratique devra être discutée avec votre oncologue en fonction de votre pathologie et du traitement que vous recevez.

Qu'est-ce que l'Activité Physique Adaptée ?

L’APA est l’activité physique adaptée, adaptée aux besoins des patients qui ne peuvent pratiquer une activité dans des conditions ordinaires comme l’indique le décret du 30 Décembre 2016 : « pratique dans un contexte d’activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, basée sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires. La dispensation d’une activité physique adaptée a pour but de permettre à une personne d’adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l’affection de longue durée dont elle est atteinte. Les techniques mobilisées relèvent d’activités physiques et sportives et se distinguent des actes de rééducation qui sont réservés aux professionnels de santé, dans le respect de leurs compétences. »

Dans ce cadre c’est l’activité qui s’adapte au patient selon un programme personnalisé et non l’inverse.

Quelles formalités prévoir ?

Comme pour la pratique de toute activité sportive, un certificat médical de non contre-indication est nécessaire pour la pratique de l’APA. Depuis 2016, l’activité physique adaptée est accessible sur prescription médicale comprenant les objectifs de prise en charge. Elle doit se pratiquer auprès de professionnels diplômés dont la liste est accessible par région sur les sites des ARS (Agence Régionale de Santé). Cette prescription n’implique par contre pas forcément un remboursement à 100% des frais engagés (hauteur actuelle du financement : 180€ par an par patient).